Edito
Irresponsables
Si le rugby international est revenu à l'âge de glace, c'est la faute à... personne! Ou tout le monde, puisque, à l'image des frères Boniface ou Cambérabero, les protagonistes du vrai-faux France-Irlande se passent et se repassent la gonfle avec un art consommé de la chistera, du cadrage-déb' et du café-crême. Quelle belle ligne de 3/4 quand même: le Consortium Stade de France, la FFR, le Comité des 6 Nations et France Télévisions. Rien que çà. Le rugby étant un sport collectif par excellence, nous ne ferons pas émerger une de ces grandes sommités de notre sport du lot. Nous aurons cependant une pensée pour les 80.000 passionnés de ce jeu qu'ils croyaient devenu professionnel et qui les a plantés dans la nuit froide de février.
Au fait, il en est qui ont trouvé des coupables à leurs déboires sportifs et humains. Les dirigeants du Racing-Métro ont désigné, avec hargne et ostentation, ces pourris et galeux de journaleux à la vindicte du peuple. Comme ils ont bien raison! Sans la presse, le Racing-Métro serait à la lutte avec Toulouse et Clermont en Top14 et préparerait son quart de finale de H Cup. Sans la presse, France-Irlande se serait joué. Sans la presse, la France serait Championne du Monde. Sans la presse, le rugby serait sage, tranquille. Oublié.